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Musées et mémoriaux

La révolution pacifique des Allemands de l’Est et la chute du mur le 9 novembre 1989 sonnèrent le glas de la R.D.A. et de la division de l’Allemagne. Aujourd'hui encore, cet événement historique que fut la réunification de l’Allemagne déclenche encore des profondes émotions. Dans la région touristique de la Thuringe, les visiteurs découvriront ce thème sous diverses approches passionnantes lors de la visite des musées de la frontière, des mémoriaux, en empruntant les chemins de randonnées pédestres et cyclistes. Des expositions permanentes et itinérantes vous feront revivre les destins liés à la fuite et à l’expulsion forcée hors de la région frontalière. Les mémoriaux rappellent l’oppression et la résistance pendant la dictature du SED qui a sévi dans les anciennes maisons de détention provisoire de la Stasi (sécurité d’État est-allemande). Les expositions vous décriront les conditions de détention des prisonniers. Des reportages émouvants de témoins de l’époque feront découvrir de près les différents destins.

Centre éducatif et mémorial « Andreasstraße »

Le centre éducatif et mémorial « Andreasstraße » rappelle l’oppression et la résistance pendant la dictature du SED en Thuringe de 1949 à 1989. C’est dans le bâtiment du centre éducatif que le Ministère de la sécurité de l’État de la R.D.A. entretenait un centre de détention préventive. Plus de 5000 personnes y furent détenues parce qu’elles s’étaient opposées au régime communiste. Mais la liberté triompha le 4 décembre 1989 : quelques courageux occupèrent l’administration régionale d’Erfurt de la Stasi située dans l’« Andreasstraße » – c’était la première fois qu’un bastion de la redoutable Stasi était occupé pendant la révolution pacifique.

L‘exposition permanente ouverte en décembre 2013 illustre sur trois étages les thèmes comme la détention, la dictature et la révolution. Les histoires des témoins de l’époque sont au centre de cette visite thématique multimédiatique. Des clips vidéo émouvants et émotionnels et des bandes dessinées interactives donnent vie à leurs histoires. Les cellules soigneusement restaurées dans le bâtiment principal historique et la façade moderne en cube représentant des scènes de la révolution pacifique dans le style d’un roman illustré sont particulièrement impressionnantes.

Le média-guide, un complément passionnant à la visite du musée

Votre accompagnateur électronique dans le centre éducatif et mémorial de l’« Andreasstraße » est le complément idéal multi-médiatique à la visite classique du musée. Les visiteurs peuvent se faire guider dans les étages de la maison de détention par des témoins de l’époque à l’aide de clips vidéo ou se faire expliquer directement le cube de la révolution pacifique par l’artiste Simon Schwartz. De plus, pour les visiteurs étrangers, il existe une visite complète en anglais. En outre, le média-guide permet aux visiteurs de sortir du mémorial pour se rendre sur les « lieux de la révolution pacifique à Erfurt ». Le sous-titre de cette visite de la ville est : « De la première prière de la paix jusqu’à la première occupation des locaux de la Stasi ». La visite média passe par tous les lieux importants de la révolution pacifique à Erfurt.

Mémorial Point Alpha

Entre Geisa en Thuringe et Rasdorf en Hesse, le mémorial Point Alpha rappelle aujourd'hui l’époque de la guerre froide. La base d’observation Point Alpha a été érigée au début des années 1950 au centre de l’ancienne ligne de défense de l’OTAN « Fulda Cap » dirigée contre le Pacte de Varsovie. En raison de sa situation favorable sur une crête à une altitude de 411 m, ce site était parfait pour observer les adversaires au-delà de la frontière et capter les communications radio.  Le mémorial comprend l’ancienne base américaine ainsi que les installations de protection de la frontière en original et aussi reconstruites ainsi que la tour qui surveillait la frontière côté est-allemand.

Une importante exposition permanente dans la « Maison sur la frontière » (DE/EN) documente la politique des frontières inhumaine de la R.D.A., la vie quotidienne à l’ombre de la frontière et informe sur les tentatives de fuite à l’Ouest parfois réussies mais la plupart du temps qui ont échoué ainsi que sur les contre-mesures prises par la R.D.A.  À l’aide de nombreux objets, documents et photographies, le projet d’exposition interactif « Freiheiten » (Libertés) témoigne du régime dictatorial du SED, un spectacle multivision donne une véritable approche de la dynamique et du caractère dramatique de l’époque charnière 1989/1990. Sur le « Weg der Hoffnung » (chemin de l’espoir) le long de l’ancienne bande de la mort, 14 sculptures s’appuyant sur le chemin de croix symbolisent la résistance pacifique contre les dictatures communistes en Europe centrale et de l’Est.

En 2011, le mémorial Point Alpha a été récompensé par le label du patrimoine européen.

 

Mémorial et espace de rencontre dans le « Torhaus »

Le mémorial et espace de rencontre dans le « Torhaus » a été inauguré le 18 novembre 2005. Il se veut être un lieu de souvenir, de recueillement et de rencontre. Ici, la persécution politique traitée et documentée et la résistance sous les deux dictatures allemandes sont au cœur de la discussion publique, les souvenirs y sont conservés et on veut y sensibiliser les générations futures aux structures du pouvoir, à la compréhension de la démocratie et au courage civil.

Sur deux étages, dans la zone de la cave et à l’extérieur, les visiteurs trouveront une exposition permanente sur l’histoire et l’utilisation de cet établissement de détention. Des prises de position de témoins de l’époque peuvent être écoutées avec les stations-audio. Elles témoignent de l’arrestation, de l’arrivée, du premier interrogatoire, de la découverte de la cellule, du quotidien, de l’isolation, de la solitude et du travail de sape, de l’audience au tribunal et des souvenirs de la chute du mur en 1989.

Indication : actuellement, la visite du musée ne se fait qu’en allemand.

Le musée de la zone frontalière d'Eichsfeld

Le musée de la zone frontalière d’Eichsfeld se trouve sur le site de l’ancien passage frontalier interallemand à Duderstadt-Worbis. Une exposition d’env. 700 m² informe en particulier sur l’histoire de la frontière interallemande de 1945 à 1989/90 et des conséquences de la division pour les gens mais aussi pour la nature.

Une écluse de contrôle d’origine pour les voyageurs en bus et d’autres installations dédiées aux formalités douanières donnent une idée de la procédure de passage de la frontière.  L’exposition est complétée par d’importantes installations extérieures avec certaines parties conservées sous leur forme d’origine, des installations de fermeture de la frontière sur un lieu authentique.  Le chemin vers les installations extérieures fait partie du chemin frontalier qui a une longueur de 4,8 km environ. Sur ce lieu authentique, il informe sur les installations de fermeture de la frontière, sur les anciens dispositifs prévus pour les visiteurs qui venaient du côté « ouest » de la frontière.

Indication : actuellement, la visite du musée ne se fait qu’en allemand.

Deutsch-Deutsches Museum in Mödlareuth

Die Amerikaner nannten Mödlareuth „Little Berlin“. Ebenso wie sein großer Bruder wurde das 50 Einwohner zählende Dorf zum Symbol der deutschen Teilung. Seit Gründung der beiden deutschen Staaten 1949 gehörte der thüringische Teil des Ortes zum Territorium der DDR, die bayerische Hälfte zu dem der Bundesrepublik. 1952 entstanden die ersten Grenzsperranlagen. 1966 erfolgte der Bau einer 700 m langen und 3,30 m hohen Betonmauer, die bis zur Grenzöffnung 1989 das Dorf teilte. Hier war Sperrgebiet auf der einen und Besucherandrang auf der anderen Seite, aber es war sogar verboten von Ost nach West zu winken.

Das Deutsch- Deutsche Museum Mödlareuth verdeutlicht unter anderem die Umstände, unter denen die Bewohner diesseits und jenseits von Mauer, Zaun und Stacheldraht lebten. Dazu gehören Themenbereiche wie Sperranlagen, Grenzüberwachungsorgane, Zwangsaussiedlungen, Grenzübergangsstellen, illegale Grenzübertritte und Flucht, wirtschaftliche Auswirkungen sowie Alltag an der Grenze und Friedliche Revolution.

Im Freigelände sind große Teile der Sperranlagen im Original erhalten. Aufbau und Funktion des Grenzgebietes der DDR werden anschaulich demonstriert. Filmvorführungen, Sonderaustellungen und ein vier Kilometer langer Geschichts-Lehrpfad ergänzen das Freigelände. Bei Gruppenführungen erfährt der Besucher alles über die historischen Hintergründe der deutschen Teilung, vor allem aber über die außergewöhnlichen Lebensumstände, die im Grenzgebiet herrschten.

Hinweis: das Museum ist derzeit nur in deutscher Sprache.

Musée de la frontière de « Schifflersgrund »

Là où autrefois la bande de la mort marquait la frontière interallemande, le musée de la frontière de « Schifflersgrund » appelle aujourd'hui à se souvenir de ces sombres années ; en particulier à Heinz-Josef Große qui fut abattu ici en 1982 en tentant de s’enfuir. Une clôture frontalière de 1,5 km et un chemin revêtu de dalles de béton perforées ont été conservés à côté de l’une des anciennes tours d’observation. Sur le site du musée, on trouve également des restes de la technique inhumaine d’observation. Une reconstruction fidèle à l’original du poste automatique de tir ramène le visiteur à la mortelle réalité qui sévissait le long de l’ancienne frontière interallemande.

Indication : actuellement, la visite du musée ne se fait qu’en allemand.

 

Musée des deux pays de Rodachtal

Dépassant le cadre de l’ancienne frontière, on y montre l’histoire d’une région en Franconie et en Thuringe qui fut divisée pendant 40 ans. La visite de ce musée vous fait découvrir la vie dans une région rurale vers 1900 au XXIe siècle en passant par tous les bouleversements sociaux, politiques, techniques  et économiques. La vie des gens dans leurs villages et leurs petites villes restent constamment au cœur de l’exposition.

Indication : actuellement, la visite du musée ne se fait qu’en allemand.

Musée de la gare frontalière de la R.D.A.

L’ancienne gare frontalière de Probstzella en R.D.A. se trouve 1,3 km derrière la frontière bavaroise. Elle fut une gare frontalière de la R.D.A. entre 1949 et 1990. L’exposition qui s’y tient explique comment la liberté de sortir était refusée en R.D.A. Elle décrit également les contrôles vexatoires à la frontière, l’existence de la frontière Ouest de la R.D.A comme mur d’un État-prison. L’exposition est répartie en cinq salles à thème. Patrouilles – Zones du pouvoir – Passages de frontière – Salle d’attente en R.D.A. – Autorisation de passer/obligation de rester. Elle montre des aspects intérieurs du pouvoir et de l’impuissance des dominés.  Elle raconte les tentatives de fuite par la gare frontalière de Probstzella, celles qui ont réussi et celles qui ont échoué.  Elle décrit l’histoire de la gare de 1945 à 1990. On y voit des objets d’origine, des documents et des photos ainsi que des films et des extraits sonores provenant des archives des auteurs des délits.

 Le musée de la gare frontalière de Probstzella a été ouvert en automne 2010. C’est l’écrivain et cinéaste Roman Grafe (entre autres « Die Grenze durch Deutschland », Siedler 2002) qui fut chargé par l’atelier de l’histoire d’Iéna de concevoir l’exposition. Certains élèves et professeurs du lycée Heinrich Böll de Saalfeld ainsi que des habitants de Probstzella et de Ludwigsstadt y ont également contribué. La « Stiftung zur Aufarbeitung der SED-Diktatur » (fondation pour surmonter la dictature du SED) ainsi que la « Sparkassen-Kulturstiftung Hessen-Thüringen » (fondation culturelle des caisses d’épargne de Hesse-Thuringe) ont aidé financièrement la mise en place de cette exposition. Le musée est soutenu par le travail basé sur le bénévolat et par la commune de Probstzella, par la vente des billets d’entrée et les dons.

Indication : actuellement, la visite du musée ne se fait qu’en allemand.

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